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Artiste multidisciplinaire, je développe depuis dix ans un travail panoramique sur les thématiques du corps, de l’humain, et de la mémoire cellulaire.

C’est dans les secteurs de la chorégraphie, des arts numériques, de la musique M.A.O, et du dessin, que j’ai pu m’exprimer et m’épanouir ainsi que produire mes travaux.
Bien que mon profil pourrait paraître alambiqué, il n’en n’est rien.

Ma démarche en tant qu’artiste contemporain s’inscrit dans cette pratique multiple, « désaliénée », plutôt que dans une pratique « unitaire » elle-même. Je cherche dans mon travail à construire un fil « d’Ariane », reliant d’un point de vue évident le corpus global d’une œuvre, d’une idée, et d’un terrain à cultiver.

La danse est évidemment l'axe central autour duquel sont proposées toutes ces créations et ces pratiques (de la conception scénographique, alliant rythmique, images et sonorités, sans parler des costumes, qu’ils soient de chair ou de tissus).

La conscience de l’éphémère, de la fragilité du vivant, me dépasse et me fascine. À l’évidence, l’humain est une créature complexe, surprenante, dotée d'un 'programme' de haute technologie.
Intéressé en outre par l’anthropologie, je m’intéresse au contexte socio-ethnologique qui révèle des sujets intrigants via des points de vue divergents, convoquant différentes notions, telle que la question de la temporalité, de l’altérité, de l’éthique, ou encore, les rites et les croyances, l’esthétisme, la résilience.

C’est dans le cadre de multiples créations chorégraphiques avec la compagnie Danse Numérique que j’’ai exploré des créations « hybrides», abordant notamment les sujets de l’intelligence artificielle, du cyborg, et de la bioéthique.

« aller vers » ou « revenir de ».  
 

LA DANSE DU CERISIER

 La Danse du Cerisier est la tragique exploration de l'épuisement de soi : sakura hébergé par la montagne, elle ignore sa condition de beauté née pour être simple beauté. Non beauté à voir, non beauté à sentir et à toucher, la Beauté, dans le sens d'Idea, de ce qui ne s'offre pas. Ainsi, dans une temporalité cyclique, la séduction du cerisier se tarit, et nourrit la terre qui la porte. Cette danse, dans une esthétique butô, interroge l'intérêt de la beauté en soi dénuée de sa fonctionnalité première de séduction, et la complexité des rapports de dépendances. à travers la reprise de symboles courants, tel que le fruit, des couleurs, le blanc et le rouge, la 'Danse du cerisier' est le cri silencieux  d'une conscience en cage.

Danseuse : Patscharaporn Distakul

Tournage réalisée au Pavillon Noir ( CCN) en 2014